Précisions au sujet de la donation de la Maison Rosalie-Cadron

extrait du Journal des Berges - 18 juin 2005

M. Robert Picard, président du conseil d'administration de la Corporation de la Maison Rosalie-Cadron, nous a fait parvenir ce texte en vue de rectifier les faits concernant la donation de la Maison Rosalie-Cadron.

   Dans une récente édition du Journal des Berges, on mentionnait que le conseil d’administration de la Corporation de la Maison Rosalie-Cadron avait rendu hommage à l’antiquaire et comptable Claude Tétreault pour avoir sauvé la Maison Rosalie-Cadron en la donnant à la municipalité de la Paroisse Saint-Antoine-de-Lavaltrie.
  
Nous aimerions rétablir les faits. C’est monsieur Jean-Paul Boisjoly, héritier de Flore Hervieux, qui a vendu la maison à la Municipalité pour la somme de 1$, comme en fait foi un contrat, daté du 23  juin 1996, dont nous avons obtenu copie. Il désirait construire une nouvelle résidence sur l’emplacement  de la vieille maison. 

    Dès qu’il a obtenu son permis de démolition il a pris entente avec Claude Tétreault pour la vente de tout le contenu de la maison ainsi que les portes et les boiseries. Lorsque les Sœurs de Miséricorde apprirent par René et Ginette Boisjoly le sort qui attendait la maison natale de leur fondatrice, elles ont multiplié les démarches pour assurer sa sauvegarde. Avec l’aide du curé Rodrigue Lavallée et du vicaire Michel Lapalme elles ont amené Jean-Paul Boisjoly à surseoir à la démolition, puis elles ont convaincu le maire Pierre Kemp et son conseil d’investir dans sa relocalisation. Pour sa part, Claude Tétreault a perdu par le fait même tout le bois, les portes et boiseries qu’il convoitait, ce qu’il a accepté de bon gré après avoir appris l’importance de cette maison patrimoniale.
  
Toutes les personnes impliquées dans la sauvegarde de cette maison, et tout particulièrement Jean-Paul Boisjoly  et le maire Pierre Kemp, méritent nos remerciements. 
    Lorsque nous ferons l’ouverture officielle de la Maison, le printemps prochain, tous ceux qui ont œuvré à sa sauvegarde et à sa restauration ne seront pas oubliés.


M. Jean-Paul Boisjoly. 

(Photo: M. Picard)

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